Le voyage solidaire ; la pépite moderne de la mobilité internationale

« Voyager » c’est un bien grand mot qui veut tout et rien dire ! Il y a différentes façons de voyager, différentes raisons qui nous poussent à aller d’un point A à un point B.

Je constate que beaucoup pensent que prendre l’avion pour aller se dorer la pilule au bord d’une piscine suffit à dire que c’est un voyage.

Mais pour moi c’est bien plus.

Je vous parle bien de cette rencontre avec les autres et soi-même, de cette expérience qui bouleverse notre vie et ouvre les yeux…

Si vous aussi, vous aspirez plutôt à cette deuxième façon de voyager, alors je vous recommande de partir faire un voyage solidaire.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un voyage dit « solidaire » ?

C’est une alternative différente du tourisme classique qui privilégie le partage des savoir-faire dans le but de développer la vie locale d’un pays.

Plutôt que de partir dans un pays pauvre et de dépenser son argent à acheter des babioles qui finiront au mieux dans un placard, j’ai ainsi préféré ce type d’échange et de partage.

Je ne dis pas que les voyages traditionnels ne servent à rien. Loin de là. Je dis juste que celui qui est parti explorer les temples égyptiens à bord d’un bateau tout aménagé et qui en retire de la connaissance et des drôles de figurines, n’aura pas éprouvé les mêmes choses que celui qui est parti dans un pays sous-développé à la rencontre des populations dans le cadre d’un voyage solidaire.

C’est complètement différent.

Prenons pour exemple, la Moldavie.  C’est un pays que je connais assez bien puisque j’en reviens.

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Situé entre l’Ukraine et la Roumanie en Europe de l’Est, la Moldavie a une population d’environ quatre millions d’habitants. Autant de personnes qui vivent dans une extrême pauvreté. Il y a pourtant tellement de choses à faire là-bas, tellement de possibilités.

Porté par l’espoir d’être utile à d’autres, et d’apprendre les rudiments de la vie par la même occasion, j’ai été guidé par l’association Vent d’Est dans le cadre du dispositif S.V.E. (Service Volontaire Européen).

Quel que soit votre niveau de qualification, que vous ayez réussi ou pas à l’école, si vous êtes motivé et que vous avez de l’énergie à revendre, le service volontaire européen permet de vous engager dans le cadre d’un projet d’intérêt général à l’étranger. Les missions peuvent être de courte durée (entre deux semaines et deux mois) ou plus longues (entre deux et douze mois). Elles permettent finalement de partir à la découverte de cultures complètement différentes.

C’est un enrichissement sans pareil.

Je n’ai jamais autant appris. Les livres ne parlent pas de la richesse apportée par les regards de gratitudes, par la satisfaction d’avoir accompli quelque chose de fantastique à des milliers (voir des millions) de kilomètres de chez soi, par l’envie de faire encore mieux, encore plus fort, encore plus loin.

Personnellement, je l’ai ressenti comme une renaissance sociale. Mais ça, c’est mon expérience personnelle…

Si vous êtes intéressé par ce genre d’expérience, il existe plein de formes de service civique qui allient le volontariat et le voyage ;

– Le service volontaire européen

C’est ce dont je vous parlais et que j’ai expérimenté en Moldavie avec l’association Vent d’Est.

Mis en place par l’union européenne, cela consiste à permettre aux jeunes de 18 à 30 ans d’accomplir des actions de volontariats essentiellement sur le territoire européen. Ce n’est pas instantané, il faut bien six mois de recherche avant de trouver une mission, mais l’attente vaut le coup.

Le dispositif est fort et reconnu sur tout le continent.

– Le volontariat de solidarité international (VSI)

C’est l’accomplissement à temps complet d’une mission de terrain dans les pays en voie de développement pour toute personne majeure et sans activité professionnelle.

– Le volontariat International en Administration (VIA)

Dans ce cadre, tous les services de l’Etat français situés à l’étranger (ambassades, instituts de recherche etc.) peuvent vous accueillir pour des périodes de 6 à 24 mois, moyennant une indemnisation mensuelle modulable entre 1200€ et 2800€ par mois selon le lieu d’affectation.

– Le Volontariat International en Entreprise (VIE)

Ce dispositif permet quant à lui aux entreprises françaises d’envoyer un jeune de 18 à 28 ans en mission à l’étranger durant un période variant entre 6 et 24 mois.

Pour ceux dont les moyens sont plutôt limités, voici des liens qui peuvent vous être utile si vous souhaitez vivre une superbe expérience à caractère solidaire:

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Grâce à cette association, vous pouvez partir sur des chantiers internationaux. Cela peut être sous la forme d’un service civique, d’un service volontaire européen ou encore en volontariat de moyen/long terme.

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C’est le même principe, mais spécialement dédié à la jeunesse, vous partez en chantiers internationaux sous différentes forme de service.

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Cette association reconnue d’utilité publique œuvre dans le volontariat mais aussi vous information pour un voyage d’aventure de grande envergure.

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C’est une plateforme où les volontaires peuvent s’enregistrer pour partir dans les missions de divers organismes, selon le besoin du moment. Lui aussi est une source d’information très riche pour un engagement dans le volontariat.

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L’association se concentre auprès des populations défavorisées dans plus de 15 pays. Les occasions de s’engager sont nombreuses et possibles sous différentes formes.

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C’est le site de l’agence française du programme européen « Erasmus Plus – Mobilité » qui s’adresse aux volontaires, mais également aux porteurs de projets, aux formateurs, aux partenaires.

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Association qui a pour but de favoriser la mobilité des jeunes de 18 à 30 ans au travers des missions de volontariat international.

Sachez en tout cas que rien ne vous oblige à faire appel à un dispositif préétabli. C’est bien sûr plus rassurant, mais il est également possible de partir de façon complètement autonome. Vous n’êtes pas obligé de passer par une association. En gros, si vous avez une destination en tête, voir des connaissances sur place, techniquement, vous n’avez pas besoin de grand-chose. Il vous suffit juste d’obtenir un passeport et un billet d’avion. Dans l’idée, c’est aussi simple que cela. Bien sûr, il faut se préparer un minimum et être très débrouillard. Mais ça, c’est encore une autre histoire.

A bientôt,

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